Broken Records
installations
Bruno Aeberli

La pratique artistique de Bruno Aeberli explore par différentes techniques, les vestiges qui nous entourent et qui témoignent d’un passé culturel commun. Pour le projet Maladière Moderne, il a choisi de s’intéresser à l’Edicule lui-même et d’intervenir sur différents détails qui le composent. Evoquant cette esthétique Moderniste à laquelle il a été sensibilisé très jeune par le biais du cinéma et de la télévision, l’artiste exprimera à travers trois installations in situ son rapport aux formes et à l’atmosphère qui composent ce lieu hors du temps.




Broken Records
Part I
Résine stratifiée, pigments, dispositifs d’éclairage,
systèmes d’accroche
du 26 mars au 06 mai 2021

Broken Records Part I investit les deux vitrines opposées de l’Edicule. Sur chacune d’entre elles, un même dispositif appose directement contre le verre une sculpture rappelant de prime abord les formes de l’architecture qui l’accueille. Réalisée par stratification, une technique ayant permis l’industrialisation des coques de bateaux, des ailes d’avions ou des piscines de jardins, ces coques sont produites ici sans contrainte particulière hormis celle de n’être visible que depuis l’extérieur. L’artiste exploite alors un paramètre habituellement inexistant dans les espaces d’exposition conventionnels, celui du jour et de la nuit. Dès le crépuscule, les sculptures s’illuminent et leurs formes se métamorphosent, leur source lumineuse se trouvant non plus à l’extérieur mais à l’intérieur d’elles-mêmes. Rappelant les appliques murales des foyers de théâtres, des salles de cinémas ou des scènes de cabarets, lieux emblématiques de l’architecture moderniste, les installations agissent durant quelques heures sur l’aura de l’édicule et lui permettent de nous plonger dans d’autres réalités qu’elles soient passées, présentes ou futures.

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Broken Records
Part II  
Résine stratifiée, pigments, systèmes d’accroche
du 06 mai au 03 juin 2021

La deuxième installation investit, elle, le mur arrière de l’Edicule, seule et unique paroi bétonnée qui dessine la séparation des espaces d’attente intérieurs et extérieurs. Rappelant de façon symbolique la notion de circularité si présente à la Maladière, quatre bas-reliefs illustrent d’une manière quasi diplopique, un objet que l’artiste utilise de façon récurrente dans son travail, le ventilateur de plafond. Accessoire d’intérieur et symbole illusoire du confort moderne, l’objet apparaît ici comme fragile et cassant à travers l’image d’une action figée dont il nous manque le reste de l’histoire.
L’artiste a également choisi ici de confronter directement son travail à l’espace extérieur afin d’inclure dans sa réflexion un paramètre incontrôlable avec lequel toute architecture doit coexister, celui de l’environnement au sens humain comme climatique.

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Broken Records
Part III  
du 03 juin au 10 juillet 2021

Plus d'informations prochainement.